jeudi 12 avril 2012

Résumé des derniers jours

Il y a longtemps que nous n'avons pas écrit, quelques jours sans Internet et on a perdu nos réflexes. Par où commencer ? Je ne redirai pas à quel point les cerisiers étaient beaux, je vous dirai seulement que c'était au-delà de toutes nos attentes. L'ambiance à Kyoto pendant ces quelques jours est tout aussi magique : les Japonais ne parlent que de ça, sont remplis d'une fierté toute modeste et surtout, font la fête dans les parcs sous les arbres en fleurs. On a soupé dehors sous les fleurs comme eux, un soir, et nos voisins de table, un sympathique couple de boomers de Kagoshima (dans le Sud du Kyushu), nous ont littéralement adoptés. Ce qui a commencé par les quelques échanges polis habituels s'est poursuivi par de joyeux fous rires malgré notre vocabulaire japonais très limité et leur anglais à peine plus élaboré. Curieux d'un plat local qu'ils dégustaient, on leur a posé quelques questions et on s'est retrouvés quelques minutes plus tard avec la même chose sur notre table, en cadeau. On a bien tenté de les remercier en leur offrant une bouteille de saké mais ils nous ont ensuite relancé en en commandant une deux fois plus grosse et nous offrant en plus une assiette d'omelette. Définitivement, la générosité nippone ne connait pas de limites. Quel plaisir de partager avec eux ces victuailles, mais surtout de beaux moments où la barrière de la langue, bien réelle, n'a pas eu raison de la complicité, de la curiosité et du partage qui ont donné lieu à cette rencontre dont nous nous souviendrons longtemps.

Des exemples de générosité comme celle-là, on en ramène des tonnes dans notre mémoire. Comme cet homme d'affaires dans le quartier Gion qui nous a conduit au théâtre qu'on cherchait depuis un bon moment. Il est tout simplement descendu de son vélo, nous a demandé ce qu'on cherchait et a marché à nos côtés pendant une bonne dizaines de minutes pour nous y conduire. Et c'était évidemment dans la direction opposée à la sienne!

À ce théâtre, on a eu la chance d'attrapper le spectacle annuel des geishas du quartier. On a été chanceux parce qu'autrement, il aurait fallu assister à un combo pour touristes pour avoir accès à un semblant de démonstration. Mais là, vraiment, j'ai été ravie. Déjà, on avait croisé 3 geishas en marchant dans les rues, mais là de les voir sur scène par dizaines, au son des instruments traditionnels et dans de somptueux costumes (qui nécessitent 6 mois de confection parait-il), c'était grandiose.

Nos journées ont aussi été bien occupées par la visite de nombreux temples, une cérémonie de thé, de délicats repas servis dans des jardins magnifiques, une randonnée dans une vaste bambouseraie, une autre sous des milliers de toris (les fameuses portes rouges qui marquent l'entrée des sanctuaisres) et encore une sur le chemin de la philosophie, bordé de fleurs colorées.

On a beaucoup aimé Kyoto. On avouera quand même avoir un faible pour Tokyo où il nous reste que deux dodos avant le retour. Aujourd'hui, on a profité de la plus chaude journée du voyage pour faire du vélo autour du lac Kawaguchiko, au pied du mont Fuji, qui était tout dégagé et encore enneigé.

dimanche 8 avril 2012

Kyoto, sans Internet



C,est beau beau beau beau et les cerisiers sont magnifiques. On pense a vous meme sans wifi a l,auberge et sans accents sur le clavier. A Nara, les daims sacres etaient tres sympathiques.

jeudi 5 avril 2012

Le rallye géothermique

Dans les derniers jours, nous étions dans le Kyushu, là où la terre fume, bouillonne et gronde. Même en pleine ville, tuyaux et bouches d'égoût laissent échapper fumeroles et jets de vapeur. Après avoir contemplé le cratère du bien actif volcan Aso, dont la caldeira est la plus vaste au monde, nous avons vécu toute une tempête dans notre petite auberge située à ses pieds. Et qu'est-ce qu'on a fait pour se réchauffer du vent et de la pluie ? On s'est sauvés à Kurokawa pour vivre l'expérience des bains public japonais. Les "onsens" sont l'équivalent des "hot springs" ou sources thermales que l'on trouve ailleurs mais la particularité ici, c'est qu'on s'y baigne dans le plus simple appareil et le plus souvent, entre amis. Le bain est donc une occasion de socialisation importante dans la culture nipponne.

À quelques exceptions près, les bains pour femmes sont séparés de ceux pour hommes et chaque établissement offre quelques bains différents. Les premières fois, on était un peu stressés par le fonctionnement car il y a évidemment un paquet de consignes et d'indications à suivre et elles sont bien détaillées... en japonais ! Mais on a rapidement compris comment ça marchait et on n'a pas oublié la principale règle : relaxer !

On a tellement aimé l'expérience qu'on a effectué un véritable rallye de onsens dans les environs de Beppu hier et aujourd'hui : bains en bordure de rivière, bains intérieurs en bois, en pierre, en céramique, bain de boue, bain de sable, bain de vapeur, bain de pieds, bain de vapeur pour les pieds (sur un coin de rue!), bain avec des chutes, etc. Bref, on s'est bien détendus et notre peau est douce douce douce. Les derniers endroits qu'on a visités étaient fréquentés pratiquement juste par des locaux et ma peau rouge au sortir du bain bouillant semble avoir impressionné deux très vieilles dames qui me jasaient en japonais en riant-pas-de-dent et en me touchant le bras. Rien à faire, elles n'ont jamais compris que je ne comprenais rien. J'ai déduit que c'était mon look de homard qui les étonnait mais ça demeure un beau moment d'incompréhension... tout nu !

Certains onsens sont beaucoup trop chauds pour le bain et servent plutôt d'attractions touristiques. On en a visité quelques-uns dont un rouge sang, un bleu azur laiteux et un geyser qui explose à chaque demie-heure, réglé comme un train japonais.

Je ne peux m'empêcher d'ajouter quelques mots sur la bouffe parce qu'à Beppu, la vapeur des sources thermales sert aussi à cuire les aliments et évidemment qu'on a testé le tout en cuisant nous même à la vapeur des onsens des oeufs entiers, du riz et des légumes de toutes sortes. On a même mangé un pudding cuit avec les ressources géothermiques! Hummm !

Le seul désavantage du rallye, c'est qu'une fois à bord du train vers Nara, on a constaté qu'on ramenait avec nous l'odeur locale des sources thermales : on pue les oeufs !!!

Ah, et aussi, les cerisiers étaient en fleurs dans le Kyushu et c'était de toute beauté !



mardi 3 avril 2012

Chez les moines

Chez les moines, sur le mont Koya, on a dormi dans un temple vieux de 1200 ans, dans une magnifique chambre donnant sur le jardin.

Chez les moines, on a été accueilli très chaleureusement par Nobu, un sympathique moine dont le rêve est de visiter deux villes: Berlin et Québec. On lui souhaite de réaliser ce rêve.

Chez les moines, on a été impressionnés par la modernisation du mode de vie, de la culture, sans qu'il n'y ait aucune atteinte à l'essence même de leur religion. Un exemple ? Quelques fois par année, les moines "jammment" avec les jeunes musiciens de la région dans le cadre de concerts en plein air qui allient musique électronique et chants des moines.

Chez les moines, on a assisté à deux cérémonies bouddhistes dont l'une consistait à brûler nos péchés dans un feu symbolique alimenté méticuleusement par le célébrant (j'ai attacher mes cheveux... au cas où !).
Chez les moines, on a visité d'autres temples et un cimetière au milieu de la forêt.

Chez les moines, on a médité sur la lettre A et la lune et on est devenus extrêmement calmes, ce qui est surprenant considérant la quantité de thé que l'on ingurgite quotidiennement.
Chez les moines, on a eu un véritable coup de coeur pour ce morceau d'authenticité que l'on recherche si activement dans nos voyages et qui se fait de plus en plus difficile à trouver sur cette planète.

vendredi 30 mars 2012

Je déclare ce voyage un voyage gastronomique

Et technologique aussi. Parce que voyager avec un téléphone intelligent, ça simplifie la réservation de billets de train (on met le téléphone dans les mains de l'agent et on se retrouve avec nos billets en mains quelques minutes plus tard), ca permet de voir la météo, de parler à nos mamans sur Skype, de bloguer sans aller dans un café Internet enfumé, etc. Il faut dire que toutes nos formules d'hébergement incluaient la connexion wifi jusqu'à maintenant. Reste à voir chez les moines ce soir ! Quoique avec la technologie de toilette qu'ils ont ici (je vous épargne le détail des multiples jets, séchoirs et musiques disponibles), les temples sont sûrement plus techno qu'on pense. Ne manque qu'un fil entre mon iPhone et mon appareil-photo pour que je puisse ajouter des photos.

Ceci dit, revenons à mon "statement" au sujet de ce voyage qui est devenu une véritable épopée culinaire. Pour vous en convaincre, je n'ai qu'à vous dire tout ce dont je ne vous parlerai pas parce que je tiens à vous parler de la bouffe :
  • il a neigé une grosse neige de Noël à Yudanaka;
  • on a visité un château de samouraï à Matsumoto;
  • on se les gèle, en général;
  • à Takayama on a logé chez un couple de Japonais qui se sont rencontrés au Canada et qui sont habillés en MEC;
  • on s'est promenés dans le quartier "chaud" d'Osaka et on a eu la prostitution en pleine face, ça m'a assomée. Pire qu'en Thaïlande, parce qu'en Thaïlande je m'y attendais;
  • on a visité Hida-no-sato, près de Takayama et je me sentais comme dans un village de schtroumfs au milieu des maisons à toîts de chaume où s'accrochait encore un peu de neige.

Je vous aurais parlé de tout ça plus en détails si ce n'était de la bouffe. Parve que, mes amis, malgré notre budget serré, on se tape de méchants festins ! La moindre bouchée achetée sur le coin de la rue et qui n'a rien de prometteur à première vue se révèle TOUJOURS exquise. Peut-être sommes-nous particulièrement chanceux mais tout ce qu'on goûte jusqu'à maintenant est une vraie fête pour nos papilles. Et vous savez comment nos papilles aiment faire la fête ! À Takayama, encore près des Alpes, nos journées ont d'ailleur eu comme principal focus la dégustation de légumes marinés, sucreries au sésame, biscuits et gâteaux de riz variés, saké, miso, thé, boeuf et autres. On se promenait naïvement dans le marché du matin et on nous offrait gentiment de goûter toutes ces bonnes choses. Quand je dis gentiment, c'est parce que contrairement à nos autres voyages, on ne sent aucune pression d'acheter, aucune harcèlement. Cette visite gustative a été couronnée par un Hoba-miso en soirée, plat typique de la région. Il s'agit de morceaux de boeuf (d'une tendreté incroyable) et de légumes déposés sur une feuille de magnolia avec du miso. On place la feuille sur un petit brûleur posé sur la table devant nous et après une mélange le tout et on déguste. Inutile de préciser que c'était absolument divin. Hier soir, à notre arrivée à Osaka, on a encore joué les carnivores et on s'est fait grillé du boeuf sur un mini-charcoal (horumon) installé sous une hotte à notre table. Il fallait bien prendre des provisions de viande puisqu'on quitte à l'instant pour aller dormir chez les moines et que là, bouddisme oblige, ce sera végé !

mardi 27 mars 2012

Au pied des montagnes

Après une efficace deuxième journée à Tokyo, nous avons expérimenté pour la première fois hier le fameux shinkasen pour se rendre à Nikko. Haute vitesse oui, mais on remarque surtout l'extrême efficacité du système ferroviaire en général. Tout ici est pensé pour "gérer le nombre" et ça marche aussi pour gérer les touristes ! Malgré l'étendue du réseau et l'immensité des gares, on s'y retrouve très facilement, un véritable charme !


Nikko, donc. On y allait surtout pour les temples classés au patrimoine de l'UNESCO mais les paysages à couper le souffle et l'accueil plus que chaleureux de notre hôte (on ne pouvait se déplacer sans qu'un lift ne nous soit offert) ont ajouté au charme. De gigantesques montagnes enneigées, une rivière aux eaux crystallines et de jolis petits ponts. Et que dire des temples, richement décorés et dispersés dans une forêt de cèdres géants et de pierres pleines de mousse. Le seul hic : enlever nos souliers pour marcher sur le plancher de bois glacial lorsqu'on visite l'intérieur des bâtiments. Nos petits orteils nous rappelaient qu'il y avait de la neige tout autour des temples !

Aujourd'hui aussi nous sommes près des montagnes, à Yudanaka près de Nagano. On y a visité des macaques japonais qui vivent dans la montagne et se baignent dans des sources thermales, ce qu'on a fait nous aussi, mais à notre ryokan, les singes en moins. On pensait bouillir dans les bains mais cela fait du bien à nos petits muscles fatigués de nos grosses journées de marche. Les yeux me ferment tout seuls après autant cette bonne dose de détente mais surtout après le festin que nous venons d'engloutir : sashimis, boeuf et légumes grillés, légumes et crevettes tempuras, poisson en papillote, poissons grillé, riz, nouilles soba, légumes marinés... L'abondance se déclinait en une multitude se petits plats tous aussi délicieux les uns que les autres.

À part ça ? On craque pour ce peuple constamment dévoué, respecteux, poli, sympathique (ok, on les aime vraiment), on développe une dépendance aux onigiri (boule le riz fourrée de poisson et entourée d'algue) particulièrement lors des voyages de train matinaux et on apprécie chacun de vos commentaires !

samedi 24 mars 2012

Palourdes royales, pruniers et néons

Ou la la, quel départ ! Arrivés à Tokyo vendredi en soirée, on a décidé de tuer le jetlag hier en se levant à 4h pour visiter le marché de poissons Tsukiji. On manque de peu l'encan de giga-thons qui devient de moins accessible au public (au même rythme que l'épuisement des ressources de thon, quelle coïncidence!) mais on a quand même le plaisir de croiser toutes les formes de créatures marines qui se mangent, avec apétit ou non. Et croyez-le ou non, après avoir fait la rencontre de quelques palourdes royales (impressionnant!), on discute avec trois Québécois qui sont ici pour le boulot. Au fil des échanges, on apprend qu'ils sont en fait militaires et font partie de l'équipe de la mission de notre cher (hum hum) Stephen Harper qui a décidé de copier notre destination de voyage comme vous le savez.

On suit la tradition et on déjeune au poisson cru à 7h dans les environs du marché. On y goûte un macquereau japonais qui rivalise avec celui pêché en Gaspésie cet été. La marinade typique mettra fin au débat en les plaçant dans deux catégories.


Notre première journée a aussi été marquée par une visite des jardins Hamarykyu à l'aide d'un audioguide des plus modernes. J'ai été particulièrement charmée par les pruniers en fleurs qui m'annoncent ce que sera dans quelques semaines Hanami, la saison de cerisiers en fleurs. En PM, le jetlag revient en force et on doit faire une véritable sieste à la japonaise dans les sofas du musée national en rêvant des estampes de Hiroshige et des armures de samourais que l'on vient d'admirer. Pas une sieste digne du monsieur endormi dans son assiette comme au resto de sushis du matin, mais quand même, on devait être beaux à voir.

Après une petite sieste (encore) à notre ryokan urbain, on file vers Shinjuku, où les néons fascinent Alex. Pour moi, c'est plutôt le nombre de jeunes complètemet bourrés qui me fascine. On rate notre chance dans une machine à sous qui aurait pu nous permettre d'attraper un ravissant toutou chat-boule. J'espère que les aventures des prochains jours me permettront de me remettre de cette grande déception ;)

dimanche 18 mars 2012

Back to Japan

Ça y est, le départ approche. C'est toujours comme ça: quelques mois de rêve, de planification, d'organisation et puis, zoup, c'est l'heure du départ. À quelques jours du début de l'aventure, je constate que mes décomptes de dodos se font de plus en plus courts au fil des voyages. Là, j'en suis à 4 dodos. Je partais pas ça à 32 dodos, avant ? Puis ce fût 20, 8 et maintenant 4. "Ils" avaient donc raison de dire "Tu vas voir, quand on vieillit, le temps passe plus vite". Ouin.

 Le Japon, donc. Ce pays où je n'avais posé les pieds que 4 petites journées (ah, tiens, c'est peut-être pour ça les 4 dodos) en me jurant que j'y reviendrais. Et bien, 5 ans plus tard, je tiens ma promesse. Tant pis pour le yen qui est plus fort, tant pis pour ceux qui disent - et moi la première - qu'il y a trop de places dans le monde pour retourner voir les mêmes, tant pis pour ceux qui disent que je vais m'irradier. Moi, je retourne au Japon. Et là, ce sera Tokyo bien sûr, mais aussi les Alpes japonaises et leurs sources thermales, Kyoto et ses jardins, Nara et ses temples, le Kyushu et ses volcans, etc. Ça promet.

On se souhaite un bon voyage ? (parce que cette fois, la technologie me permet de vous amener avec moi, dans ma petite poche).

mercredi 28 avril 2010

conclusion d'une aventure...un voyage mémorable

Et oui, nous voila donc de retour dans la ville de Québec. Le retour se passait bien, jusqu'a ce qu'on apprenne que le bagage de Julia était resté à Londres, ce qui a fait qu'on a manqué notre vol Toronto-Québec, ce qui a fait qu'on a dormi une nuit à Toronto! Le décalage de 6h est un peu déstabilisant, disons que lors de notre soirée à l'hotel, a 21h30 apres un Grand Marnier, je me sentais déjà knock-out! J'ai passé ma nuit a rêvé à des ruines et des hiéroglyphes et à 2h du matin on était tout les deux bien réveillé. Une nuit plus tard, je crois que je reprend le dessus (mais je rêve encore au hiéroglyphes). Le retour est assez brutal, on se demande si on a vraiment vécu tout ca...est-ce bien possible? est-ce qu'on a vraiment profité au maximum de notre voyage? aurait-on pu en faire plus...en voir plus...?? Le temps a passé si vite et en même temps semble si loin, vraiment un sentiment étrange. Mais bon, la réalité est ce qu'elle est; on a bel et bien fais ce voyage incroyable, maintenant on tourne la page, on déballe nos sacs à dos, on regarde nos photos...et on rêve déjà au prochain!!!

samedi 24 avril 2010

Derniers pas au Caire

De retour au Land of confusion, comme un Cairote a lui-meme designe sa ville en nous invitant a prendre le the. On n,etait pas tres motives a revenir dans la pollution, le traffic, le bruit et la negociation perpetuelle, mais nous y revoila, et l,experience commence a rentrer :

- on sait maintenant traverser les rues en coupant les voitures sans hesiter et avec une attitude nonchalante (personne ne sait qu,on pense mourir chaque fois)
- on accepte parfois les invitations a prendre le the, a visiter une mosquee, bref, on fait confiance aux gens (a l.occasion)
- on ne negocie plus le prix des taxis : on arrive a destination, on sort du char et on paye le montant qu,on juge bon par la fenetre (et ca marche !)
- on mange des tomates et des concombres dans nos falafel a 30 cennes

Meme qu,aujourd,hui, j,ai explique a un vendeur que je ne voulais vraiment pas de sac de plastique pour mettre mes achats. Vous auriez du lui voir la face quand je lui ai sorti mes explications sur le nombre de sacs de plastique que j,ai vu flotter dans la Mer Rouge. La conscience environnementale est une aberration ici.

Ah, et aujourd,hui j,ai enfin appris ma valeur en chameaux : 10 000 !!!!!!!!! Mais Alex, a gentiment refuse l,offre. Papa, t,etais vraiment a cote de la plaque avec tes 12 chameaux ! Sans rancune ;)

Mais revenons sur les derniers jours, au pied du Mont Sinai, un petit coin plus tranquille et plus frais. On a meme gele nos petits doigts en regardant le coucher de soleil du haut de la montagne. Pas de revelation divine, mais un groupe de Coreens chantant des cantiques. Je pense qu,eux ont eu une vraie experience mystique. C,etait en effet superbe et beaucoup moins achalande que le lever de soleil, pour lequel la montee se fait en file indienne avec les centaines d,autres touristes. On a bien fait d,eviter.

Je tente d,avoir les infos pour nos vols de retour de lundi, mais elles ne sont disponibles. On espere eviter le bordel aerien qui semble s,eterniser en Europe. Quelques copains du groupe ont eu de gros ennuis, dont un qui devait voler dimanche dernier et qui a du payer 2300$ pour reussir a decoller du Caire... 30h plus tard ! On se croise les doigts, on a hate de vous raconter de vive voix !