jeudi 12 avril 2012

Résumé des derniers jours

Il y a longtemps que nous n'avons pas écrit, quelques jours sans Internet et on a perdu nos réflexes. Par où commencer ? Je ne redirai pas à quel point les cerisiers étaient beaux, je vous dirai seulement que c'était au-delà de toutes nos attentes. L'ambiance à Kyoto pendant ces quelques jours est tout aussi magique : les Japonais ne parlent que de ça, sont remplis d'une fierté toute modeste et surtout, font la fête dans les parcs sous les arbres en fleurs. On a soupé dehors sous les fleurs comme eux, un soir, et nos voisins de table, un sympathique couple de boomers de Kagoshima (dans le Sud du Kyushu), nous ont littéralement adoptés. Ce qui a commencé par les quelques échanges polis habituels s'est poursuivi par de joyeux fous rires malgré notre vocabulaire japonais très limité et leur anglais à peine plus élaboré. Curieux d'un plat local qu'ils dégustaient, on leur a posé quelques questions et on s'est retrouvés quelques minutes plus tard avec la même chose sur notre table, en cadeau. On a bien tenté de les remercier en leur offrant une bouteille de saké mais ils nous ont ensuite relancé en en commandant une deux fois plus grosse et nous offrant en plus une assiette d'omelette. Définitivement, la générosité nippone ne connait pas de limites. Quel plaisir de partager avec eux ces victuailles, mais surtout de beaux moments où la barrière de la langue, bien réelle, n'a pas eu raison de la complicité, de la curiosité et du partage qui ont donné lieu à cette rencontre dont nous nous souviendrons longtemps.

Des exemples de générosité comme celle-là, on en ramène des tonnes dans notre mémoire. Comme cet homme d'affaires dans le quartier Gion qui nous a conduit au théâtre qu'on cherchait depuis un bon moment. Il est tout simplement descendu de son vélo, nous a demandé ce qu'on cherchait et a marché à nos côtés pendant une bonne dizaines de minutes pour nous y conduire. Et c'était évidemment dans la direction opposée à la sienne!

À ce théâtre, on a eu la chance d'attrapper le spectacle annuel des geishas du quartier. On a été chanceux parce qu'autrement, il aurait fallu assister à un combo pour touristes pour avoir accès à un semblant de démonstration. Mais là, vraiment, j'ai été ravie. Déjà, on avait croisé 3 geishas en marchant dans les rues, mais là de les voir sur scène par dizaines, au son des instruments traditionnels et dans de somptueux costumes (qui nécessitent 6 mois de confection parait-il), c'était grandiose.

Nos journées ont aussi été bien occupées par la visite de nombreux temples, une cérémonie de thé, de délicats repas servis dans des jardins magnifiques, une randonnée dans une vaste bambouseraie, une autre sous des milliers de toris (les fameuses portes rouges qui marquent l'entrée des sanctuaisres) et encore une sur le chemin de la philosophie, bordé de fleurs colorées.

On a beaucoup aimé Kyoto. On avouera quand même avoir un faible pour Tokyo où il nous reste que deux dodos avant le retour. Aujourd'hui, on a profité de la plus chaude journée du voyage pour faire du vélo autour du lac Kawaguchiko, au pied du mont Fuji, qui était tout dégagé et encore enneigé.

dimanche 8 avril 2012

Kyoto, sans Internet



C,est beau beau beau beau et les cerisiers sont magnifiques. On pense a vous meme sans wifi a l,auberge et sans accents sur le clavier. A Nara, les daims sacres etaient tres sympathiques.

jeudi 5 avril 2012

Le rallye géothermique

Dans les derniers jours, nous étions dans le Kyushu, là où la terre fume, bouillonne et gronde. Même en pleine ville, tuyaux et bouches d'égoût laissent échapper fumeroles et jets de vapeur. Après avoir contemplé le cratère du bien actif volcan Aso, dont la caldeira est la plus vaste au monde, nous avons vécu toute une tempête dans notre petite auberge située à ses pieds. Et qu'est-ce qu'on a fait pour se réchauffer du vent et de la pluie ? On s'est sauvés à Kurokawa pour vivre l'expérience des bains public japonais. Les "onsens" sont l'équivalent des "hot springs" ou sources thermales que l'on trouve ailleurs mais la particularité ici, c'est qu'on s'y baigne dans le plus simple appareil et le plus souvent, entre amis. Le bain est donc une occasion de socialisation importante dans la culture nipponne.

À quelques exceptions près, les bains pour femmes sont séparés de ceux pour hommes et chaque établissement offre quelques bains différents. Les premières fois, on était un peu stressés par le fonctionnement car il y a évidemment un paquet de consignes et d'indications à suivre et elles sont bien détaillées... en japonais ! Mais on a rapidement compris comment ça marchait et on n'a pas oublié la principale règle : relaxer !

On a tellement aimé l'expérience qu'on a effectué un véritable rallye de onsens dans les environs de Beppu hier et aujourd'hui : bains en bordure de rivière, bains intérieurs en bois, en pierre, en céramique, bain de boue, bain de sable, bain de vapeur, bain de pieds, bain de vapeur pour les pieds (sur un coin de rue!), bain avec des chutes, etc. Bref, on s'est bien détendus et notre peau est douce douce douce. Les derniers endroits qu'on a visités étaient fréquentés pratiquement juste par des locaux et ma peau rouge au sortir du bain bouillant semble avoir impressionné deux très vieilles dames qui me jasaient en japonais en riant-pas-de-dent et en me touchant le bras. Rien à faire, elles n'ont jamais compris que je ne comprenais rien. J'ai déduit que c'était mon look de homard qui les étonnait mais ça demeure un beau moment d'incompréhension... tout nu !

Certains onsens sont beaucoup trop chauds pour le bain et servent plutôt d'attractions touristiques. On en a visité quelques-uns dont un rouge sang, un bleu azur laiteux et un geyser qui explose à chaque demie-heure, réglé comme un train japonais.

Je ne peux m'empêcher d'ajouter quelques mots sur la bouffe parce qu'à Beppu, la vapeur des sources thermales sert aussi à cuire les aliments et évidemment qu'on a testé le tout en cuisant nous même à la vapeur des onsens des oeufs entiers, du riz et des légumes de toutes sortes. On a même mangé un pudding cuit avec les ressources géothermiques! Hummm !

Le seul désavantage du rallye, c'est qu'une fois à bord du train vers Nara, on a constaté qu'on ramenait avec nous l'odeur locale des sources thermales : on pue les oeufs !!!

Ah, et aussi, les cerisiers étaient en fleurs dans le Kyushu et c'était de toute beauté !



mardi 3 avril 2012

Chez les moines

Chez les moines, sur le mont Koya, on a dormi dans un temple vieux de 1200 ans, dans une magnifique chambre donnant sur le jardin.

Chez les moines, on a été accueilli très chaleureusement par Nobu, un sympathique moine dont le rêve est de visiter deux villes: Berlin et Québec. On lui souhaite de réaliser ce rêve.

Chez les moines, on a été impressionnés par la modernisation du mode de vie, de la culture, sans qu'il n'y ait aucune atteinte à l'essence même de leur religion. Un exemple ? Quelques fois par année, les moines "jammment" avec les jeunes musiciens de la région dans le cadre de concerts en plein air qui allient musique électronique et chants des moines.

Chez les moines, on a assisté à deux cérémonies bouddhistes dont l'une consistait à brûler nos péchés dans un feu symbolique alimenté méticuleusement par le célébrant (j'ai attacher mes cheveux... au cas où !).
Chez les moines, on a visité d'autres temples et un cimetière au milieu de la forêt.

Chez les moines, on a médité sur la lettre A et la lune et on est devenus extrêmement calmes, ce qui est surprenant considérant la quantité de thé que l'on ingurgite quotidiennement.
Chez les moines, on a eu un véritable coup de coeur pour ce morceau d'authenticité que l'on recherche si activement dans nos voyages et qui se fait de plus en plus difficile à trouver sur cette planète.

vendredi 30 mars 2012

Je déclare ce voyage un voyage gastronomique

Et technologique aussi. Parce que voyager avec un téléphone intelligent, ça simplifie la réservation de billets de train (on met le téléphone dans les mains de l'agent et on se retrouve avec nos billets en mains quelques minutes plus tard), ca permet de voir la météo, de parler à nos mamans sur Skype, de bloguer sans aller dans un café Internet enfumé, etc. Il faut dire que toutes nos formules d'hébergement incluaient la connexion wifi jusqu'à maintenant. Reste à voir chez les moines ce soir ! Quoique avec la technologie de toilette qu'ils ont ici (je vous épargne le détail des multiples jets, séchoirs et musiques disponibles), les temples sont sûrement plus techno qu'on pense. Ne manque qu'un fil entre mon iPhone et mon appareil-photo pour que je puisse ajouter des photos.

Ceci dit, revenons à mon "statement" au sujet de ce voyage qui est devenu une véritable épopée culinaire. Pour vous en convaincre, je n'ai qu'à vous dire tout ce dont je ne vous parlerai pas parce que je tiens à vous parler de la bouffe :
  • il a neigé une grosse neige de Noël à Yudanaka;
  • on a visité un château de samouraï à Matsumoto;
  • on se les gèle, en général;
  • à Takayama on a logé chez un couple de Japonais qui se sont rencontrés au Canada et qui sont habillés en MEC;
  • on s'est promenés dans le quartier "chaud" d'Osaka et on a eu la prostitution en pleine face, ça m'a assomée. Pire qu'en Thaïlande, parce qu'en Thaïlande je m'y attendais;
  • on a visité Hida-no-sato, près de Takayama et je me sentais comme dans un village de schtroumfs au milieu des maisons à toîts de chaume où s'accrochait encore un peu de neige.

Je vous aurais parlé de tout ça plus en détails si ce n'était de la bouffe. Parve que, mes amis, malgré notre budget serré, on se tape de méchants festins ! La moindre bouchée achetée sur le coin de la rue et qui n'a rien de prometteur à première vue se révèle TOUJOURS exquise. Peut-être sommes-nous particulièrement chanceux mais tout ce qu'on goûte jusqu'à maintenant est une vraie fête pour nos papilles. Et vous savez comment nos papilles aiment faire la fête ! À Takayama, encore près des Alpes, nos journées ont d'ailleur eu comme principal focus la dégustation de légumes marinés, sucreries au sésame, biscuits et gâteaux de riz variés, saké, miso, thé, boeuf et autres. On se promenait naïvement dans le marché du matin et on nous offrait gentiment de goûter toutes ces bonnes choses. Quand je dis gentiment, c'est parce que contrairement à nos autres voyages, on ne sent aucune pression d'acheter, aucune harcèlement. Cette visite gustative a été couronnée par un Hoba-miso en soirée, plat typique de la région. Il s'agit de morceaux de boeuf (d'une tendreté incroyable) et de légumes déposés sur une feuille de magnolia avec du miso. On place la feuille sur un petit brûleur posé sur la table devant nous et après une mélange le tout et on déguste. Inutile de préciser que c'était absolument divin. Hier soir, à notre arrivée à Osaka, on a encore joué les carnivores et on s'est fait grillé du boeuf sur un mini-charcoal (horumon) installé sous une hotte à notre table. Il fallait bien prendre des provisions de viande puisqu'on quitte à l'instant pour aller dormir chez les moines et que là, bouddisme oblige, ce sera végé !

mardi 27 mars 2012

Au pied des montagnes

Après une efficace deuxième journée à Tokyo, nous avons expérimenté pour la première fois hier le fameux shinkasen pour se rendre à Nikko. Haute vitesse oui, mais on remarque surtout l'extrême efficacité du système ferroviaire en général. Tout ici est pensé pour "gérer le nombre" et ça marche aussi pour gérer les touristes ! Malgré l'étendue du réseau et l'immensité des gares, on s'y retrouve très facilement, un véritable charme !


Nikko, donc. On y allait surtout pour les temples classés au patrimoine de l'UNESCO mais les paysages à couper le souffle et l'accueil plus que chaleureux de notre hôte (on ne pouvait se déplacer sans qu'un lift ne nous soit offert) ont ajouté au charme. De gigantesques montagnes enneigées, une rivière aux eaux crystallines et de jolis petits ponts. Et que dire des temples, richement décorés et dispersés dans une forêt de cèdres géants et de pierres pleines de mousse. Le seul hic : enlever nos souliers pour marcher sur le plancher de bois glacial lorsqu'on visite l'intérieur des bâtiments. Nos petits orteils nous rappelaient qu'il y avait de la neige tout autour des temples !

Aujourd'hui aussi nous sommes près des montagnes, à Yudanaka près de Nagano. On y a visité des macaques japonais qui vivent dans la montagne et se baignent dans des sources thermales, ce qu'on a fait nous aussi, mais à notre ryokan, les singes en moins. On pensait bouillir dans les bains mais cela fait du bien à nos petits muscles fatigués de nos grosses journées de marche. Les yeux me ferment tout seuls après autant cette bonne dose de détente mais surtout après le festin que nous venons d'engloutir : sashimis, boeuf et légumes grillés, légumes et crevettes tempuras, poisson en papillote, poissons grillé, riz, nouilles soba, légumes marinés... L'abondance se déclinait en une multitude se petits plats tous aussi délicieux les uns que les autres.

À part ça ? On craque pour ce peuple constamment dévoué, respecteux, poli, sympathique (ok, on les aime vraiment), on développe une dépendance aux onigiri (boule le riz fourrée de poisson et entourée d'algue) particulièrement lors des voyages de train matinaux et on apprécie chacun de vos commentaires !

samedi 24 mars 2012

Palourdes royales, pruniers et néons

Ou la la, quel départ ! Arrivés à Tokyo vendredi en soirée, on a décidé de tuer le jetlag hier en se levant à 4h pour visiter le marché de poissons Tsukiji. On manque de peu l'encan de giga-thons qui devient de moins accessible au public (au même rythme que l'épuisement des ressources de thon, quelle coïncidence!) mais on a quand même le plaisir de croiser toutes les formes de créatures marines qui se mangent, avec apétit ou non. Et croyez-le ou non, après avoir fait la rencontre de quelques palourdes royales (impressionnant!), on discute avec trois Québécois qui sont ici pour le boulot. Au fil des échanges, on apprend qu'ils sont en fait militaires et font partie de l'équipe de la mission de notre cher (hum hum) Stephen Harper qui a décidé de copier notre destination de voyage comme vous le savez.

On suit la tradition et on déjeune au poisson cru à 7h dans les environs du marché. On y goûte un macquereau japonais qui rivalise avec celui pêché en Gaspésie cet été. La marinade typique mettra fin au débat en les plaçant dans deux catégories.


Notre première journée a aussi été marquée par une visite des jardins Hamarykyu à l'aide d'un audioguide des plus modernes. J'ai été particulièrement charmée par les pruniers en fleurs qui m'annoncent ce que sera dans quelques semaines Hanami, la saison de cerisiers en fleurs. En PM, le jetlag revient en force et on doit faire une véritable sieste à la japonaise dans les sofas du musée national en rêvant des estampes de Hiroshige et des armures de samourais que l'on vient d'admirer. Pas une sieste digne du monsieur endormi dans son assiette comme au resto de sushis du matin, mais quand même, on devait être beaux à voir.

Après une petite sieste (encore) à notre ryokan urbain, on file vers Shinjuku, où les néons fascinent Alex. Pour moi, c'est plutôt le nombre de jeunes complètemet bourrés qui me fascine. On rate notre chance dans une machine à sous qui aurait pu nous permettre d'attraper un ravissant toutou chat-boule. J'espère que les aventures des prochains jours me permettront de me remettre de cette grande déception ;)

dimanche 18 mars 2012

Back to Japan

Ça y est, le départ approche. C'est toujours comme ça: quelques mois de rêve, de planification, d'organisation et puis, zoup, c'est l'heure du départ. À quelques jours du début de l'aventure, je constate que mes décomptes de dodos se font de plus en plus courts au fil des voyages. Là, j'en suis à 4 dodos. Je partais pas ça à 32 dodos, avant ? Puis ce fût 20, 8 et maintenant 4. "Ils" avaient donc raison de dire "Tu vas voir, quand on vieillit, le temps passe plus vite". Ouin.

 Le Japon, donc. Ce pays où je n'avais posé les pieds que 4 petites journées (ah, tiens, c'est peut-être pour ça les 4 dodos) en me jurant que j'y reviendrais. Et bien, 5 ans plus tard, je tiens ma promesse. Tant pis pour le yen qui est plus fort, tant pis pour ceux qui disent - et moi la première - qu'il y a trop de places dans le monde pour retourner voir les mêmes, tant pis pour ceux qui disent que je vais m'irradier. Moi, je retourne au Japon. Et là, ce sera Tokyo bien sûr, mais aussi les Alpes japonaises et leurs sources thermales, Kyoto et ses jardins, Nara et ses temples, le Kyushu et ses volcans, etc. Ça promet.

On se souhaite un bon voyage ? (parce que cette fois, la technologie me permet de vous amener avec moi, dans ma petite poche).

mercredi 28 avril 2010

conclusion d'une aventure...un voyage mémorable

Et oui, nous voila donc de retour dans la ville de Québec. Le retour se passait bien, jusqu'a ce qu'on apprenne que le bagage de Julia était resté à Londres, ce qui a fait qu'on a manqué notre vol Toronto-Québec, ce qui a fait qu'on a dormi une nuit à Toronto! Le décalage de 6h est un peu déstabilisant, disons que lors de notre soirée à l'hotel, a 21h30 apres un Grand Marnier, je me sentais déjà knock-out! J'ai passé ma nuit a rêvé à des ruines et des hiéroglyphes et à 2h du matin on était tout les deux bien réveillé. Une nuit plus tard, je crois que je reprend le dessus (mais je rêve encore au hiéroglyphes). Le retour est assez brutal, on se demande si on a vraiment vécu tout ca...est-ce bien possible? est-ce qu'on a vraiment profité au maximum de notre voyage? aurait-on pu en faire plus...en voir plus...?? Le temps a passé si vite et en même temps semble si loin, vraiment un sentiment étrange. Mais bon, la réalité est ce qu'elle est; on a bel et bien fais ce voyage incroyable, maintenant on tourne la page, on déballe nos sacs à dos, on regarde nos photos...et on rêve déjà au prochain!!!

samedi 24 avril 2010

Derniers pas au Caire

De retour au Land of confusion, comme un Cairote a lui-meme designe sa ville en nous invitant a prendre le the. On n,etait pas tres motives a revenir dans la pollution, le traffic, le bruit et la negociation perpetuelle, mais nous y revoila, et l,experience commence a rentrer :

- on sait maintenant traverser les rues en coupant les voitures sans hesiter et avec une attitude nonchalante (personne ne sait qu,on pense mourir chaque fois)
- on accepte parfois les invitations a prendre le the, a visiter une mosquee, bref, on fait confiance aux gens (a l.occasion)
- on ne negocie plus le prix des taxis : on arrive a destination, on sort du char et on paye le montant qu,on juge bon par la fenetre (et ca marche !)
- on mange des tomates et des concombres dans nos falafel a 30 cennes

Meme qu,aujourd,hui, j,ai explique a un vendeur que je ne voulais vraiment pas de sac de plastique pour mettre mes achats. Vous auriez du lui voir la face quand je lui ai sorti mes explications sur le nombre de sacs de plastique que j,ai vu flotter dans la Mer Rouge. La conscience environnementale est une aberration ici.

Ah, et aujourd,hui j,ai enfin appris ma valeur en chameaux : 10 000 !!!!!!!!! Mais Alex, a gentiment refuse l,offre. Papa, t,etais vraiment a cote de la plaque avec tes 12 chameaux ! Sans rancune ;)

Mais revenons sur les derniers jours, au pied du Mont Sinai, un petit coin plus tranquille et plus frais. On a meme gele nos petits doigts en regardant le coucher de soleil du haut de la montagne. Pas de revelation divine, mais un groupe de Coreens chantant des cantiques. Je pense qu,eux ont eu une vraie experience mystique. C,etait en effet superbe et beaucoup moins achalande que le lever de soleil, pour lequel la montee se fait en file indienne avec les centaines d,autres touristes. On a bien fait d,eviter.

Je tente d,avoir les infos pour nos vols de retour de lundi, mais elles ne sont disponibles. On espere eviter le bordel aerien qui semble s,eterniser en Europe. Quelques copains du groupe ont eu de gros ennuis, dont un qui devait voler dimanche dernier et qui a du payer 2300$ pour reussir a decoller du Caire... 30h plus tard ! On se croise les doigts, on a hate de vous raconter de vive voix !

mercredi 21 avril 2010

Des poissons et des Bedouins

Dahab est un paradis sous-marin. (notre message pourrait s,arreter ici, mais comme maman veut plus de nouvelles, on va en donner plus).

De la plage rocailleuse (on s,en fout) sur laquelle est posee notre auberge, on accede au site de Eel Garden. On a fini par trouver les fameuses anguilles ondulant au fond de l,eau, bien enfouie dans le sable, mais ce sont surtout les coraux et poissons multicolores qui attirent notre attention chaque fois qu,on met la tete sous l,eau. Faut dire qu,on la met souvent sous l,eau notre tete depuis qu,on est ici. A part se doucher, manger et boire du the trop sucre ou des jus de fraises, melon, orange, goyave ou mangue frais, on ne fait que ca. Eel garden donc, mais aussi Lighthouse reef, the Bells et le fameux Blue Hole, tous magiquement accessibles de la plage, a pied ou en dromadaire a partir de notre point d,ancrage. Besoin d,autres precisions sur notre bonheur ? On revient tout juste d,une expedition de deux jours en dromadaire, en longeant la cote qui nous charmait de toutes ses teintes bleutees, pour se rendre a Ras Abu Gallum, petit village bedouin sans electricite, sans touristes et sans stress (sauf les petites filles qui quetent). POur y faire quoi? Dormir a la belle etoile, manger des repas typiques, nourrir des dromadaires avec du carton (oui, ils adorent ca et c,est bon pour eux semble t il), jouer au soccer avec les gamins nu pieds dans les cailloux et plonger plonger plonger plonger. En apnee seulement, car c,est deja hallucinant et on ne sent pas le besoin d,aller plus profond. On s,arrache de peine et de misere a la Mer Rouge pour se diriger vers le centre du Sinai, gravir le mont Sinai (ou Moise) demain, ensuite, retour au Caire. On s,ennuie de vous, nous aussi.

dimanche 18 avril 2010

la fin d'une aventure

Nous voila donc rendu dans la peninsule du Sinai, plus precisement a Dahab. Hier, nous avons du nous separer de notre groupe, j'ai trouve ca vraiment difficile, j'avais pris gout a voyager avec tout ces gens et j'avais developpe une belle complicite avec certains d'entre eux. Donc, les choses jusqu'ici se deroule merveilleusement bien, j'ai l'impression de faire le voyage de ma vie, car je me demande comment je pourrais faire mieux...! Le temps me presse un peu ce soir (en fait, c'est mon estomac qui me presse!) mais je reviens bientot, entre deux plongee, pour vous parler des derniers jours et pour vous montrer quelques photos!

samedi 17 avril 2010

De la mer Mediterannee a la mer Rouge

Nous sommes a Alexandrie, ville sympathique qui n,a garde de son histoire que l,impression qu,elle nous donne d,etre dans un lieu mythique. Il y a bien quelques ruines a visiter, mais c,est surtout l,ambiance, l,air salin, la vue superbe sur l,infini bleu et les genereux plats de fruits de mer qui aurons marque notre sejour. Le bonheur se renouvelle chaque jour, au fil des decouvertes. Nous quittons le groupe ce soir et prenons la route vers la mer Rouge. Nous nous y reposerons pendant la derniere semaine de ce fabuleux voyage, car comme certains l,ont constate, nous avons eu un rythme tres rapide jusqu,a maintenant !

dimanche 11 avril 2010

Le marchand de sable est passe...

... et nous a laisse du sable au coin des yeux. Il a depasse un peu et nous en a laisse sur les paupieres, les oreilles, le front, la tete, les bras... (vous comprenez l,idee!). Il faut dire qu,on l,a bien merite, a dormir a la belle etoile dans le desert blanc, un petit matelas bedouin nous separant de l,immensite sablonneuse. Entoures de formations calcaires au formes inusitees, nous avons ete combles par la beaute et la serenite du desert blanc. Une nuit venteuse mais magique apres une excellent souper cuisine par nos chauffeurs de 4 x 4 et quelques rencontres avec les renards du desert.

Nous avons donc quitte la vallee du Nil il y a deja quelques jours pour le desert occidental et ses oasis. On a passe a Louxor, l,ancienne Thebes, un temps tres agreable a manger des falafel a 50 cennes, a galoper a dos d,ane vers la Vallee des Rois (oui, ca galope un ane), a visiter les tombeaux des pharaons, a s,emerveiller des reliefs et des couleurs encore presentes sur les murs et se retrouver le souffle coupe devant l,imposante salle hypostyle du temple de Karnak que nous avons visite de jour comme de soir, a l,occasion d,un spectacle son et lumiere kitsh mais incontournable. Nous etions deja nostalgiques de quitter le grenier de l,Antiquite (copyright a Edith) et ses temples majestueux, mais la ballade en montgolfiere au lever de soleil au-dessus de la campagne et nous permettant de voir la vallee des reines, le temple d,Hatchepsout, les villages ouvriers, le Ramesseum et les montagnes thebaines a couronne notre sejour d,une experience inoubliable.

Ces deux derniers jours dans le desert ont ete passe sur la route, parfois goudronnee parfois ensablee. Imaginez nos cris quand on devalait les pentes et qu,on rebondissait sur les dunes ! Musique arabe ou bedouine dans les oreilles, copines torontoises et californiennes aussi excitees que nous, policier arme a bord pour notre securite, chaleur etouffante, secheresse extreme et eau brulante dans nos bouteilles, l,aventure etait parfaitement empreinte d,authenticite ! On a pense a Philippe qui aurait tant aime parcourir a toute vitesse les dunes au volant d,un Landcruiser, que de drift !

Pas de nouvelles de la coquerelle, peut-etre a-t-elle prevue des vacances en Grece ? ;)

mardi 6 avril 2010

egypte

Et oui!

Enfin, on a reussi a trouver des ordinateurs avec l'internet fonctionnel! Jusqu'ici on passe un super beau voyage, l'Egypte est a la hauteur de mes attentes...et meme plus! Tout d'abord, premiere journee avec le groupe (super en passant...en majorite...) on commence la journee par une visite aux pyramides et au Sphinx. Le premier coup d'oeil est saisissant, comment l'homme a-t'il pu construire un monument d'une telle ampleur, sans aucune machine, il y a plus de 4000 ans! wow!! La pyramide de Kheops est la plus grosse, 147m de haut, mais moi c'est celle de Kephren que je prefere, celle qui a encore un bout de son coffrage en calcaire. On a profite du temps qu'on avait pour prendre de belles photos et visiter l'interieur. Ensuite, on est alle voir le Sphinx et le temple qu'il y a tout pres. Evidemment, lorsque notre guide nous demande si nous sdavons ce qui est arrive au nez du Sphinx, les premiers mots qui nous viennent en tete sont "Ah non! Obeliiiiiiix!!!". En apres-midi nous sommes alles au Musee Egyptien. Le temps manquait pour faire le tour de tout ce gigantesque musee, j'aurais bien pu y passer une semaine! mais je me suis contentee de 3h... En dehors des monuments et statue magnifique, ce qui m'a le plus impressionne est la salle des momies. Pour un petit extra (100 livres Egyptienne) on a pu voir les momies des plus grand pharaons, dont le grand Ramses II. C'est un bien etrange sentiment de regarder le corps d'un roi mort il y a 3000 ans et pour qui on a bati des temples pour le venerer, j'ai eu l'impression de toucher a l'histoire! Une fois l'emotion passe, il a fallu prendre le train de nuit pour se rendre a Aswan, la ville majeur la plus au Sud d'Egypte. 12h de train plus tard (merci au petit lit, on etait pas trop mal en point) nous etions a destination. Une des premieres choses qui frappe en sortant du train, la chaleur! Je n'ai pas de chiffre precis a donner, mais j'estime qu'il faisait probablement 40 degre celsius...a 10h30 le matin! Une fois installe a notre hotel (tres bien! avec vue sur le Nil) et avoir bien diner, c'etait l'heure de la ballade en chameau! De mon cote, j'ai ete chanceux, mon guide etait sympa et parlait anglais (pas mal pour un Nubien d'environ 10 ans). Julia a ete moins chanceuse, son guide l'a embarque sur le chameau, sans meme lui donner la corde pour le conduire et a disparu! L'experience etait quand meme assez magique; couche de soleil sur des dunes dans le desert a dos de chameau et en regardant un monastere au loin. Sur mon chameau on me vois avec mon fidele chameau: Samba! C'est fou comment ca se conduis bien un chameau! on tire un peu sur la corde d'un cote ou de l'autre pour tourner et on tire vers nous pour arreter, pour galopper, il faut essayer de reproduire le bruit que notre guide fais! Apres nous sommes alles souper dans un petit village Nubien sur une ile, c'etait tres sympathique! Il a fallu se coucher le plus tot possible car le lendemain matin nous partions a 3h40 pour aller a Abou Simbel! Et oui, lever a 3h du matin pour etre pret a partir dans le premier convoi (la police escorte tout les vehicules de touriste qui vont a ce site, securite oblige!) pour etre sur place a 7h (ce qui est bien pour eviter la chaleur ecrasante de la journee...ici...on se sens en Afrique!) Tout ca en valait la peine, car Abou Simbel est magnifique! Encore une fois, je me retrouve perplexe devant une telle construction, loin de toute civilisation meme a cette epoque. Il faut croire que Ramses II etait un pharaon adule de son peuple pour qu'il puisse se permettre une construction de la sorte! Car a ce temple, il n'est question que de lui et de Nefertari, l'une de ses 52 femmes (apparemment...il n'aimait que celle-la!) Il faut savoir qu'Abou Simbel a ete deplace de son emplacement original bloc par bloc, car le nouveau lac Nasser (cree par la construction du grand barrage) submergeait le site. Un travail colossal, mais qui en a valu la peine! Le site est magnifique, et c'est sans compter tout l'interieur du temple, que malheureusement vous ne verrez pas car il y est interdit de prendre des photos (on garde ca grave dans notre memoire). De retour d'Abou Simbel, nous partions a bord des traditionnels Felouque Nubienne! C'est ce moment paisible que j'ai choisi pour commencer la lecture de mon livre de voyage: Ramses II. Quel sentiment incroyable de lire cette histoire en sentant le soleil se coucher lorsqu'on navigue sur le Nil! Me voila rendu melancolique... J'ai meme fait un plongeon dans ce fleuve mythique, je n'ai pas pu y resister meme en sachant a quel point il peut etre pollue par endroit, notre guide a choisi pour nous un spot ou l'eau circule en permanence. Nous avons termine cette journee par un souper sur le bateau suivi d'un feu avec musique et danse sur le bord du Nil pour finir avec une nuit a la belle etoile sur notre Felouque, quoi demander de mieux! Me voila donc rendu a aujourd'hui, qui a ete assez charge aussi! Une fois debarque du bateau, nous etions rendu a Edfu, ou nous avons visite le temple de Kom Ombo et celui de Edfu. Les deux etaient encore une fois magnifique, defiant notre imagination et rendant encore un fort hommage aux Dieux de l'Egypte. Les deux gardent encore des traces des couleurs qu'on pouvait y voir a l'epoque, ca devait etre magnifique! Tout comme au Mexique, on constate ici les dommages cause par les chretiens, qui pensait reussir a convertir ce peuple s'ils arrivaient a effacer les traces de leur histoire, encore une fois, j'ai ressenti la honte d'etre de cette religion... Alors voila, nous sommes maintenant rendu a Louxor ou plein d'autres aventures nous attendent! Donc, a bientot!

AlexD

Quelques impressions

Ouf, par ou commencer ? C,est qu,il s,en passe des choses ici en quelques jours
! Collage d,impressions depuis notre arrivee.

Atteindre en avancant plie en deux, la salle funeraire au centre de la pyramide de Kephren a Giza et y voir le tombeau en granit du pharaon, qui, forcement s,y trouve depuis la construction de la pyramide, puisque le passage est trop petit pour l,en sortir. Premiere reaction d,Alex : Je me sens comme dans une poche de hockey. Faut dire que c,etait humide et etouffant avec tous ces touristes venus des 4 coins du monde pour y vivre la meme experience que nous. Et elle en valait la peine. Meme si, oui, il y a un Pizza Hut a cote des pyramides et que les chameliers portent des casquettes Adidas sous leur turban, les monuments plusieurs fois millenaires sont bien authentiques eux.

Voguer au gre du vent sur le Nil a bord d,une felouque et y passer la nuit a la belle etoile apres avoir danse sur la plage autour du feu avec les Nubiens et leurs percussions. Dans leurs yeux brillants transparait une longue histoire et leur sourire et leur accueil chaleureux figurent deja parmi les moments forts du voyage.

Etre devant les temples d,Abu Simbel, de Kom Ombo et d,Edfou, qui se dressent, majestueux, et etre emue derriere ses grosses lunettes de soleil. Regarder les colosses de Ramses II en ayant le souvenir de sa momie et de celle de son pere, Sethi Ier. Passer sa main sur des hieroglyphes et constater le contraste avec la civilisation egyptienne actuelle...

D,autres moments forts lorsqu,on s,attable autour de mets delicieux comme les feuilles de vigne farcies, le poulet grille, le poisson en sauce tomate, le riz, la soupe de lentilles, la tahina, les pitas, les aubergines...miam ! Meme que je me suis surprise a boire et aimer le cafe nubien, epice a la cardamone, au gingembre, au clou de girofle et a la muscade... et bien sucre evidemment !

Ah, et mes experiences avec la faune se poursuivent : assise sur une terrasse a siroter un the egyptien (une poche de lipton dans de l,eau chaude) apres une longue journee, une enorme coquerelle a choisi mon front comme piste d,atterrissage. Deja que c,est penible a voir courir, il fallait vraiment ajouter des ailes a ces bestioles ? Evidemment, tout le groupe rit encore du cri que ma voisine de table et moi avons pousse ! Parlant du groupe, la famille est deja unie. Imat, notre tour leader est extremement attentionne et informatif, on ne pourrait demander mieux.

On a deja les yeux pleins de belles images, difficiles de croire que ce n,est que le commencement. Vous aurez devine qu,Internet ne se fait pas aussi accessible qu,ailleurs, et honnetement, on reussi tres bien a s,en passer. Nos messages seront peut-etre peu reguliers. Il semble aussi que mon Canon ne soit pas reconnu pas les ordis ici, il faudra peut-etre attendre le retour pour mes photos...

samedi 3 avril 2010

Arrives et heureux !

Nous sommes arrives au Caire, tout a bien ete pour les vols: aucun retard ! La pollution nous piquent les yeux et la gorge au Caire. D,ailleurs, pas question qu,on voit les pyramides de l,avion (on avait un mince espoir) : le smog avait la consistence d,une bonne soupe au pois de grand-mere. On a entendu du Metric en achetant du chocolat suisse a l,aeroport de Geneve, on etait pas mal fiers. Pas mal plus que quand on dit qu,on vient du Quebec et que les Egyptiens nous disent (comme les Francais, comme les Thai, comme les Mexicains, bref) Ah ! Celine Diooon !

Notre premiere journee passee au Caire a ete a la hauteur de nos attentes cote depaysement. Les ruelles du Caire islamique sont bordees de marchands, de mosquees, d,etals de legumes plus ou moins frais et de viande suspendue. On a meme vu une tete de cheval au milieu d,un tas de pattes de cochons... disons que la banane qu,on mangeait a perdu de son attrait !

On doit quitter pour visiter les pyramides et le musee egyptien avec notre groupe mais on redonne des nouvelles bientot.

samedi 27 mars 2010

à une semaine des grandes pyramides...l'excitation se fait sentir!


Le temps passe si vite.

Nous voilà déjà sur le seuil d'une grande aventure, celle qui nous mènera au coeur du berceau de la civilisation. Dans une semaine, jour pour jour, nous nous tiendrons devant les Grandes Pyramides de Giza, la dernière merveille de l'ancien monde encore existante. Quelques jours plus tard, nous voguerons sur le Nil, ce fleuve mythique, considéré comme le fleuve le plus long du monde. Ensuite, nous nous retrouverons regardant vers l'infini grandeur du désert du Sahara, à visiter des oasis peuplés par les Bédouins et les Berbères. Nous visiterons aussi la ville d'Alexandrie, célèbre pour son phare, sa bibliothèque et ses catacombes. Après la partie avec GAP, nous irons terminer notre voyage dans la péninsule du Sinaï, où nous pourrons satisfaire notre désir d'eau turquoise, de sable et de poissons multicolores. Nous tenterons aussi un trek sur le Mont Moïse, dans le Sinaï, là où Dieu aurait exprimé par son buisson ardent ses 10 commandements. Tant d'aventures à vivre, tant d'objectifs passionnant, tant de fragments d'histoires! Mais ceci n'est qu'un avant-goût, il y a plus encore!

Suivez nos aventures et surtout, laissez-nous un peu de vous!

AlexD
ألكسندر

lundi 22 mars 2010

9 dodos...

... avant de quitter Québec pour l'Égypte, terre aride qui nourrit nos rêves depuis l'enfance comme le Nil nourrit son peuple depuis des millénaires. (Bon ça y est, me v'là poète !)

Il y a des mois qu'on s'y prépare et bien que les dernières semaines aient été consacrées à un autre projet d'envergure, nous sommes toujours aussi grisés à l'idée de se retrouver en Afrique du Nord pour un peu plus de trois semaines à explorer le pays des pharaons.

À cheval (ou à dos d'âne) sur deux continents (le Sinai fait partie du Moyen-Orient), l'Égypte nous promet un éventail de découvertes : désert et oasis, mosquées et souks, temples et tombeaux, pyramides et chameaux, plongée et trekking, bédouins et nubiens, lentilles et houmous... ! Un planning qui promet.

On vous amène dans nos bagages, question de partager nos impressions avec les gens qu'on aime ! Laissez un mot en passant, c'est toujours un immense plaisir de vous lire :)

dimanche 1 juin 2008

Sur le dos du volcan

On a fini par comprendre que la pluie des derniers jours est la queue de la tempete tropicale Alma dont nous parlent Annie et Stef au Costa Rica. La meme tempete a tue 3 personnes dans un ecrasement d,avion au Honduras, on est donc contents que nos amis soient sains et saufs. Ici, c'est pas si mal, seulement un temps moche. Tannes de ne pas voir les volcans a cause de la pluie et des nuages, on a decide d'aller en affronter un en personne. Notre choix s'est arrete sur Pacaya. On voulait faire Acatenango mais l'acces y est ferme suite a des vols armes recents. Ca fait quand meme notre affaire parce que Pacaya est actif, donc doublement excitant. La montee sportive nous a menes a des coulees de lave solidifiees sur lesquelles on s'est promenes pendant une bonne heure. Pas facile sous la pluie battante, dans le brouillard, sur la roche volcanique qui s'effrite parfois. Nos semelles epaisses (merci bottes de marche) ont resiste aux bouffees de chaleur qui s,echappaient parfois entre les roches. On entendait souvent pres de nous le crepitement de la pluie qui s,evapore des qu,elle touche les pierres. Inutile de preciser qu,o se sentait comme sur des briquettes ardentes et que tout le monde parlait de pollo barbacoa. On arrive finalement a des points de vue incroyable sur des grosses coulees de lave. Peu de photos a cause de la temperature difficile pour la technologie mais on n'a pas resiste a l'envie de photographier nos faces a quelques metres de la lave. Vous pouvez donc constater par vous-memes mon enthousiasme (on repassera pour l'esthetisme). Une experience surrealiste digne des reves de tous gamins. Ca finit le voyage en beautee meme si notre guide, malgre de gros efforts, n'a pas trouve de *spot* pour faire griller les guimauves. Faudra revenir !


On ecrira probablement quelques trucs a notre retour, mais d,ici la, on prend l'avion demain 6h30 am. Hasta pronto !