vendredi 23 mai 2008

Histoire de frontiere


Tulum vers Chetumal en bus : 4 heures. Apres, on prend un taxi avec un British rencontre a la estation jusqu,a la frontiere du Belize. Plein de gars avec des mitraillettes qui nous regarde quand on sort du taxi pour revenir sur nos pas pour passer a l,immigration mexicaine, que le taxi avait depassee. On laisse nos bagages seuls dans le coffre du taxi... qu,on ne quitte pas des yeux. Au petit kiosque, le British doit allonger 25$, des frais qu,on avait pas prevu. Une chance, Alex trouve vite un ATM et retire les pesos manquants. Le Mexicain qu,on a laisse passer pendant ce temps paye pour sa part 10$. Douteux. Pour nous, c,est gratuit finalement. On ne sait pas trop quoi en comprendre. Une fois le passeport avec le tampon de sortie, on retourne dans le no mans land ou nous attend le taxi avec nos bagages et on roule quelques minutes pour se pointer aux portes du Belize. Pendant ce temps la notre ami British nous raconte ses histoires de marijuana... .. ouin. Des notre arrivee, un gars au visage marque de cicatrices et au sourire impressionnant de dents plaquees or prend nos bagages et s,occupe de nous. Tres relax aux douanes, c,est deja l,ambiance du Belize. Nouveau chauffeur de taxi de l,autre cote de la frontiere (le premier n,a pas son passeport et ne peut donc pas nous traverser) dont la voiture est couverte de stickers de trous de balles. Dans ce deuxieme taxi, le British ouvre un petit sac et gobe 2 petites pilules bizarres... re-ouin. On est au Belize, on se fait deposer au quai de Corozal, petit village de trois-quatre rues
ou on attendra le bateau quelques heures. On dort sur Ambergris Caye, tres touristique, pas trop notre genre, avant d,atteindre le lendemain Caye Caulker, notre choix. Ambiance VRAIMENT relaxe, pas d,auto, des rastas partout, du reggae, des grosses tuques aux couleurs jamaicaines, des cocktails de rhum, la mer verte, du steak de barracuda, du sable, des palmiers, des chiens sympathiques, des bonjours de tout le monde... un autre paradis. a ete la premiere phrase qu,on nous a adressee et toujours la plus adequate. Le creole anglophone nous seduit... et la, on vous laisse pour aller plonger en apnee sur la deuxieme plus grande barriere de corail du monde (qu,on voit sur la photo des pelicans, au loin) a bord d,un voilier, sur fond de musique reggae.

mardi 20 mai 2008

Tulum

Après un passage rapide à Mérida (qu´on aimait bien quand même) nous voici à Tulum, petit village de la côte des Caraïbes connu pour ses ruines devant la mer turquoise (photos à l´appui bientôt, j´ai oublié le fil dans la cabane). Ça fait trois jours qu´on est ici et on ne voudrait jamais quitter. C´est drôlement plus difficile pour le budget, beaucoup plus touristique mais on est bien, surtout dans notre petite hutte à même la plage. Perches de bois et plafond en feuilles de palmiers, vent salé et sable blanc sous nos pieds dès qu´on les met dehors. Hier on a été en snorkeling (ou esnorkel en espagnol!) dans des cenotes, sources d´eau sous-terraines formant des bassins. L´un était un lagon, où on voyait le mélange de l´eau salée et de l´eau douce (impressionnant), les grosses racines d´arbres sous l´eau, les poissons... et un gros crabe bleu et blanc dont en entendait bien les pinces claquer à notre approche. Le deuxième, qui est en fait un duo (Los Dos Ojos) était encore plus spectaculaire. Une grotte, de l´eau limpide à 100% (comme une bouteille d´Évian), un fond de roche blanche qui fait ressortir le bleu de l,eau, des petits poissons et des stalactites immenses (qui deviennent parfois des colonnes) au travers desquelles ont se fait un passage. Welcome to paradise, comme a dit notre guide avant de plonger la tête sous l´eau. Excellent guide d´ailleurs, et le mieux c´est qu´on était juste tous les deux à faire le tour. Photos avec un appareil jetable sous-marin à venir... on sait pas trop ce que ça donnera mais sinon, on vous racontera. On quitte le Mexique demain déjà. Nostalgie. Direction Bélize, où on l´espère la mer sera plus calme pour aller voir la barrière de corail. Ici, impossible, la pleine lune joue avec les vagues... une chance que c´est romantique.

samedi 17 mai 2008

La 5e merveille du monde...


Pas de repos pour les explorateurs, 2 jours apres Palenque nous voila rendus a Chichen Itza! Pas besoin de dire que je suis encore une fois fou comme un balai a l´approche de ce site, dont le point central (El Castillo...ou la pyramide de Kukul-Kan) a été nommé récemment comme une des 7 nouvelles merveilles du monde. Cette fois-ci on a fait le voyage avec un groupe qui donnait le service de guide, qui était d´ailleurs excellent. Il a su bien nous expliquer l´histoire et la culture de ce peuple fascinant Maya-Tolteque. Etant tres intéressé je me suis arrangé pour etre devant lorsqu´on se deplacait, j´ai donc pu avoir quelques échanges en privé assez intéressants. Malheureusement aucun des temples ou pyramides ne peut etre escaladé, apparemment depuis que quelqu´un soit tombé de la pyramide et en soit décédé...dommage! La pyramide principale est tout a fait impressionnante et magnifique, dommage qu´on ne soit pas ici a l´équinoxe, parmi les 25 000 personnes, pour apercevoir l´ombre du serpent qui descend vers la terre créé par le coucher de soleil sur les coins de la pyramide. Toutefois, on devrait en avoir un bon apercu ce soir au spectacle son et lumiere (luz y sonido) qui recrée l´impression de l´équinoxe. J´ai profiter d´une petite pause pour me procurer (apres ma discussion avec le guide) un livre sur les prophéties Mayas, dont la 13e devrait survenir le 22 décembre 2012 et qui est rien de moins que la fin du monde! Je lis le livre et vous tiens au courant si c´est vrai!!
Donc, une super journée et demain on continue, direction: Tulum...et les Caraibes!

Adios!

Jungle en vrac

Chaleur.
Cascades turquoises.
Vert tout autour.
Bassins d´eau douce et baignade rafraîchissante.
Feuilles d´arbres qui font "toc" quand elles tombent (40 cm de long)
Humidité.
Peau de serpent après la mue trouvée près d´une roche.
Sueur.
Chute de 35 m de haut. Passage derrière.
Demi-douzaine de lézards/iguanes par jour.
Absence de moustiques.
4 L d´eau pas jour (chaque).
Ruines mayas de 1400 ans.
Cris de singes hurleurs.
Chambre avec ventilo essentielle.
Yeux émerveillés de mon amoureux.
Mucho calor.
Lianes partout.
Grimper des marches de pierres.
Fleurs rouges et roses. Oiseaux du paradis magnifiques.
Soupe de poulet à la lime rafraîchissante.
Oiseau bleu et vert fluo.
Impossibilité de sécher.
Arbre qui pousse sur temple maya.
Famille de singes observée pendant longues minutes à quelques mètres dans les arbres. Maman singe qui cherche des poux à bébé singe suspendu par la queue. (Photo pour Christine).
Sentiment de travailler pour la National Geographic Society.
Intro de toute conversation: "Ay que calor".





BONHEUR.





mardi 13 mai 2008

San Juan Chamula a caballo


La visite du village de San Juan Chamula restera gravée dans ma mémoire. D´abord parce qu´on y est allés à cheval, à travers les terres où poussent choux-fleurs, maïs, tomates... et la coriandre aussi, quelle odeur merveilleuse... mais aussi parce que rendu au village, on a été plongés dans la vraie vie des Tzotzils (le peuple du coin). Tout d´abord, le marché à côté de l´église où les gros oignons et les bananes cotoient les figurines en terre cuite et les jupes de laines (maman diraient qu´elles sont en terre cuite elles aussi). Après, on pénètre dans l´église elle-même et c´est le moment fort de la journée : hommes, femmes et enfants du village sont agenouillés sur le sol couvert d´aiguilles de pin et alignent des centaines de bougies de toutes tailles avant de les allumer. Certains marmonnent ou chantent des prières, d´autres restent en silence devant une poupée représentant un saint quelconque. Ici, les religions traditionnelles sont entremêlées au catholicisme pour un culte unique en son genre. On profite du moment, on recueille le plus d´impressions possibles (l´odeur de la cire qui brûle et celle du pin, le chant des prières) et on repart vers nos chevaux, garés un peu plus loin. Pas d´image de l´intérieur de l´église, c´est interdit (de toute façon, un tel moment inspire trop de respect), je n´ai donc pas pu ramener de photo de la simili-statue de Saint Antoine de Padoue pour grand-maman... dommage, il n´a jamais eu l´air aussi exotique avec ses cheveux de laines, son costume traditionnel tzotzil et sa peau foncée...

Continuez de nous écrire, c´est bon de vous lire !

PS : évidemment, l´église sur la photo n´est pas celle visitée mais bien un petit lieu de culte rencontré sur notre route. Faudre

lundi 12 mai 2008

Un peu de faune locale


Après quelques fourmis, les chiens errants, le chat dont on a étanché la soif et le crabe qui s´est réveillé dans notre chambre à Mazunte, on s´ennuyait de la présence des animaux. On est donc allés au Cañon del Sumidero en bateau pour y admirer d´autres espèces. Aigrettes, cormorans, pélicans, oiseaux-avec-nom-en-espagnol-qu´on-n´a-pas-retenu, crocodiles, singes araignés et vautours nous ont comblés... tout ça au creux de falaises de 400 à 1000 m et sous le soleil brûlant du Chiapas.

dimanche 11 mai 2008

Vamos en Chiapas

Toute bonne chose a une fin : nous avons quitté ce coin de paradis qu´est Mazunte. Non pas sans aller voir le célèbre coucher de soleil à la Punta Cometa qui s´étire vers l´infini du Pacifique. Une visite intéressante du Centre mexicain de la Tortue, une initiative locale pour protéger certaines espèces menacées. Sinon, on a passé nos journées à boire des milk shake aux bananes (Julia) et essayer de dompter les vagues de 2m (Alex)... non pas sans rougir un peu.

Pour donner suite au message d´Alex, le trajet de bus de nuit ne s`est pas mieux passé. Tout est maintenant rentré dans l´ordre mais après un poulet douteux (bien cuit mais goût louche) et avec le trajet très sinueux, l´estomac de marque Gaudreault-Perron n´a pas assuré. Bien plate expérience mais San Cristobal de las Casas en vaut la peine. On est bien à notre nouvelle auberge tenue par un couple mexicano-québécois extrêmement accueillant et dévoué. Ça fait du bien de pouvoir parler français et donc de s´exprimer avec des phrases complètes de plus de 5 mots. Le Chiapas est différent du Oaxaca ne serait-ce que pour la température (soleil qui plombe mais sans humidité) mais aussi pour la culture et l´ambiance. Pas d´agitation politique en ce moment donc la vie est bonne dans cette petite ville tranquille aux maisons colorées.

vendredi 9 mai 2008

Voyage vers le Pacifique

Donc, une derniere journee a Oaxaca a profiter de la piscine et du soleil, tout en lisant un bon livre et avec une Corona au besoin et rendu a 22h le soir, c´est le temps de partir pour attraper notre bus vers la cote qui est a 23h. Deja la, on est un peu fatigue, mais vous allez voir que l´on etait pas au bout de nos peines! Au debut tout va bien, meme si la route est tres sinueuse, j´ai profite du fait qu´il y avait le dernier James Bond pour me changer les idees. J´ai fini par reussir a dormir un peu pour me reveiller vers 5h pour me rendre compte que l´on s´arretait et que le chauffeur fermait le moteur... Tout ca etait quand meme inquietant quand on a en tete que c´est une des routes les moins securitaires du Mexique et qu´on est en pleine nuit. Bref c´est reste comme ca jusqu´a 7h, quand il a commence a faire claire, et qu´on a pu voir ce qui s´etait passee. Un camion etait renverse en plein milieu du chemin (au travers des montagnes, 1 voie dans chaque sens) et ca faisait qu´il etait impossible de passer. Apres un temps il faisait tellement chaud dans le bus et il n´y avait tellement pas d´air qu´on etait mieux dehors, mais quand le soleil est vraiment sorti, la, c´etait chaud partout et j´etais content d´avoir acheter une bouteille d´eau supplementaire avant de partir, mais moins content d´etre en jeans et soulier... Donc pour se desennuyer on a ete voir ce qui se passait de plus proche, en contournant les autres camions (dont un plein de poules!) et la coulee de liquide par terre qui semblait etre de l´essence. Rendu plus pres on a compris qu´on en avait pour un bout de temps, je vous laisse constater par vous meme...
Sur la photo on ne voit pas que derriere la remorque, il y a une cargaison de bouteilles dans des boites de carton, qu´ils ont fini par joyeusement tirer dans le fosse!

Toujours est-il que 6h plus tard, on est reparti, et qu´a 14h30 (au lieu de 7h15) on est arrive a Pochutla, et que peu apres on etait dans une boite de camionnettas pour se rendre a Mazunte. Et voila, rendu ici meme si on etait tres fatigue et affame, on a changer d´air assez rapidement. Tout d´abord, la chambre est superbe, voici un apercu de ce que l´on a comme vu


Et surtout, le Pacifique! la plage et la chaleur...yes! Assez rapidement on s´est rendu a la plage pour se baigner, et tout aussi rapidement le grand Pacifique a vite fait de me remettre a ma place en m´envoyant par le fond d´une vague gigantesque! D´ailleurs, les vagues sont immenses ici, l´eau est chaude et l´ambiance est relaxante (deja dans la rue en s´en venant on entendait du Bob Marley). On a bien hate d´aller en profiter un peu plus, et je vais tenter de me trouver un petite planche pour m´amuser un peu. Deja demain soir il faudra repartir, bus a 19h30 en esperant que ca se passeras mieux que le dernier trajet de bus, car celui vers San Cristobal dure deja 12h!

Hasta pronto!

Oaxaca

Le Mexique multiplie les paradis. Je laisse Alex vous raconter celui qu,on a trouvé ici sur la côte pacifique et je vous parle un peu de notre passage à Oaxaca, magnifique province. Donc, après un passage rapide à Puebla (d,où on ne voyait pas le Popocatepetl à cause de la brume mais on on a quand même vue un monsieur manger une lime comme on mangerait une pomme) ville coloniale et colorée qu,est Oaxaca. Une auberge superbe dans les montagnes à quelques minutes de la ville et tenue par une famille super sympa a été notre paradis pour quelques nuits. De là on a pris un super tour avec un des fils des proprios, qui nous a amenés à Hierve el agua (eau qui bout), une source minérale à quelques 3000m dans les montagnes. On ne se rebaignera jamais dans un endroit aussi féérique. On apprécie d,autant plus notre chance qu,on est pratiquement seuls alors qu,en décembre, il peut y avoir jusqu,a mille personnes sur le site. Petit arrêt aussi a El Tule, minuscule village célèbre pour son
cyprès représentant la "plus grosse biomasse" du monde. 58m de circonférence, c;est quelque chose. Ils ont failli le perdre il y a quelques années mais en installant tout un système d,irrigation ils ont rétabli ce vieillard de plus de 2000 ans. On visite aussi Mitla, ville zapotèque où on peut encore voir des ruines de temples anciens surplombées d,une église espagnole, une autre fabrique de mezcal (re hic) et une fabrique de tapis artisanale et tres familiale. Journée épuisante mais on est combles ! Le lendemain, on se promène dans la ville, visitant les églises (Alex capote sur le plafond scuplté de Santo Domingo) et marchant tout simplement dans les rues aux façades colorées sous l,écrasante chaleur du soleil. On visite en fin de journée le jardin botanique aux milles espèces de cactus et aux ficus multicolores. On apprécie particulièrement l;ingénieux système d,irrigation qui utilise l,eau recueillie des toits du centre culturel juste à côté. Bref, on est heureux, on sue, on a les yeux plein de cactus et les oreilles pleines de musique mexicaine, on savoure la Corona, on aime le sourire des enfants mais.... on est un peu tannés des tortillas et quesadillas !

samedi 3 mai 2008

4400m plus haut que Maria


Apres quelques jours a Mexico, on a fini par s'habituer aux 2400 metres d'altitude de la ville.Faut dire que les premiers jours, on avait des palpitations juste en montant les escaliers de l'auberge de jeunesse. Apres 4 jours donc, on avait envie d'aller encore plus haut et, jaloux de votre re-neige, on est alles au Nevado de Toluca, quatrieme plus haut sommet du pays.... y no problema con la altura ! Magnifique journee ensoleillee et temperature tres suportable pour nous (plus difficile pour les Bresiliens qui nous accompagnent). Feeling impressionnant de marcher et que ce soit plus forcant que d'habitude juste parce qu'il y a beaucoup moins d'oxygene. On avancait lentement et je sentais le sang de mon explorateur de pere couler dans mes veines ! Le but, arrives presqu,en haut, c'est de descendre dans le cratere du volcan (eteint n'est-ce pas) pres de deux lacs ou les peuples anciens venaient faire des offrandes et sacrifices au dieu de la pluie et de la fertilite. En tassant un peu la neige, on trouve d'ailleurs plein de morceaux de poteries ou de pierres laisses par eux. La vegetation etait magnifique (petites fleurs rouges et vieilles fleurs de cactus sechees) et on pouvait voir aussi plein de petits lezards dans la neige. On a pris des millions de photos dont plusieurs devraient se retrouver dans notre 'best of".