vendredi 30 mars 2012

Je déclare ce voyage un voyage gastronomique

Et technologique aussi. Parce que voyager avec un téléphone intelligent, ça simplifie la réservation de billets de train (on met le téléphone dans les mains de l'agent et on se retrouve avec nos billets en mains quelques minutes plus tard), ca permet de voir la météo, de parler à nos mamans sur Skype, de bloguer sans aller dans un café Internet enfumé, etc. Il faut dire que toutes nos formules d'hébergement incluaient la connexion wifi jusqu'à maintenant. Reste à voir chez les moines ce soir ! Quoique avec la technologie de toilette qu'ils ont ici (je vous épargne le détail des multiples jets, séchoirs et musiques disponibles), les temples sont sûrement plus techno qu'on pense. Ne manque qu'un fil entre mon iPhone et mon appareil-photo pour que je puisse ajouter des photos.

Ceci dit, revenons à mon "statement" au sujet de ce voyage qui est devenu une véritable épopée culinaire. Pour vous en convaincre, je n'ai qu'à vous dire tout ce dont je ne vous parlerai pas parce que je tiens à vous parler de la bouffe :
  • il a neigé une grosse neige de Noël à Yudanaka;
  • on a visité un château de samouraï à Matsumoto;
  • on se les gèle, en général;
  • à Takayama on a logé chez un couple de Japonais qui se sont rencontrés au Canada et qui sont habillés en MEC;
  • on s'est promenés dans le quartier "chaud" d'Osaka et on a eu la prostitution en pleine face, ça m'a assomée. Pire qu'en Thaïlande, parce qu'en Thaïlande je m'y attendais;
  • on a visité Hida-no-sato, près de Takayama et je me sentais comme dans un village de schtroumfs au milieu des maisons à toîts de chaume où s'accrochait encore un peu de neige.

Je vous aurais parlé de tout ça plus en détails si ce n'était de la bouffe. Parve que, mes amis, malgré notre budget serré, on se tape de méchants festins ! La moindre bouchée achetée sur le coin de la rue et qui n'a rien de prometteur à première vue se révèle TOUJOURS exquise. Peut-être sommes-nous particulièrement chanceux mais tout ce qu'on goûte jusqu'à maintenant est une vraie fête pour nos papilles. Et vous savez comment nos papilles aiment faire la fête ! À Takayama, encore près des Alpes, nos journées ont d'ailleur eu comme principal focus la dégustation de légumes marinés, sucreries au sésame, biscuits et gâteaux de riz variés, saké, miso, thé, boeuf et autres. On se promenait naïvement dans le marché du matin et on nous offrait gentiment de goûter toutes ces bonnes choses. Quand je dis gentiment, c'est parce que contrairement à nos autres voyages, on ne sent aucune pression d'acheter, aucune harcèlement. Cette visite gustative a été couronnée par un Hoba-miso en soirée, plat typique de la région. Il s'agit de morceaux de boeuf (d'une tendreté incroyable) et de légumes déposés sur une feuille de magnolia avec du miso. On place la feuille sur un petit brûleur posé sur la table devant nous et après une mélange le tout et on déguste. Inutile de préciser que c'était absolument divin. Hier soir, à notre arrivée à Osaka, on a encore joué les carnivores et on s'est fait grillé du boeuf sur un mini-charcoal (horumon) installé sous une hotte à notre table. Il fallait bien prendre des provisions de viande puisqu'on quitte à l'instant pour aller dormir chez les moines et que là, bouddisme oblige, ce sera végé !

mardi 27 mars 2012

Au pied des montagnes

Après une efficace deuxième journée à Tokyo, nous avons expérimenté pour la première fois hier le fameux shinkasen pour se rendre à Nikko. Haute vitesse oui, mais on remarque surtout l'extrême efficacité du système ferroviaire en général. Tout ici est pensé pour "gérer le nombre" et ça marche aussi pour gérer les touristes ! Malgré l'étendue du réseau et l'immensité des gares, on s'y retrouve très facilement, un véritable charme !


Nikko, donc. On y allait surtout pour les temples classés au patrimoine de l'UNESCO mais les paysages à couper le souffle et l'accueil plus que chaleureux de notre hôte (on ne pouvait se déplacer sans qu'un lift ne nous soit offert) ont ajouté au charme. De gigantesques montagnes enneigées, une rivière aux eaux crystallines et de jolis petits ponts. Et que dire des temples, richement décorés et dispersés dans une forêt de cèdres géants et de pierres pleines de mousse. Le seul hic : enlever nos souliers pour marcher sur le plancher de bois glacial lorsqu'on visite l'intérieur des bâtiments. Nos petits orteils nous rappelaient qu'il y avait de la neige tout autour des temples !

Aujourd'hui aussi nous sommes près des montagnes, à Yudanaka près de Nagano. On y a visité des macaques japonais qui vivent dans la montagne et se baignent dans des sources thermales, ce qu'on a fait nous aussi, mais à notre ryokan, les singes en moins. On pensait bouillir dans les bains mais cela fait du bien à nos petits muscles fatigués de nos grosses journées de marche. Les yeux me ferment tout seuls après autant cette bonne dose de détente mais surtout après le festin que nous venons d'engloutir : sashimis, boeuf et légumes grillés, légumes et crevettes tempuras, poisson en papillote, poissons grillé, riz, nouilles soba, légumes marinés... L'abondance se déclinait en une multitude se petits plats tous aussi délicieux les uns que les autres.

À part ça ? On craque pour ce peuple constamment dévoué, respecteux, poli, sympathique (ok, on les aime vraiment), on développe une dépendance aux onigiri (boule le riz fourrée de poisson et entourée d'algue) particulièrement lors des voyages de train matinaux et on apprécie chacun de vos commentaires !

samedi 24 mars 2012

Palourdes royales, pruniers et néons

Ou la la, quel départ ! Arrivés à Tokyo vendredi en soirée, on a décidé de tuer le jetlag hier en se levant à 4h pour visiter le marché de poissons Tsukiji. On manque de peu l'encan de giga-thons qui devient de moins accessible au public (au même rythme que l'épuisement des ressources de thon, quelle coïncidence!) mais on a quand même le plaisir de croiser toutes les formes de créatures marines qui se mangent, avec apétit ou non. Et croyez-le ou non, après avoir fait la rencontre de quelques palourdes royales (impressionnant!), on discute avec trois Québécois qui sont ici pour le boulot. Au fil des échanges, on apprend qu'ils sont en fait militaires et font partie de l'équipe de la mission de notre cher (hum hum) Stephen Harper qui a décidé de copier notre destination de voyage comme vous le savez.

On suit la tradition et on déjeune au poisson cru à 7h dans les environs du marché. On y goûte un macquereau japonais qui rivalise avec celui pêché en Gaspésie cet été. La marinade typique mettra fin au débat en les plaçant dans deux catégories.


Notre première journée a aussi été marquée par une visite des jardins Hamarykyu à l'aide d'un audioguide des plus modernes. J'ai été particulièrement charmée par les pruniers en fleurs qui m'annoncent ce que sera dans quelques semaines Hanami, la saison de cerisiers en fleurs. En PM, le jetlag revient en force et on doit faire une véritable sieste à la japonaise dans les sofas du musée national en rêvant des estampes de Hiroshige et des armures de samourais que l'on vient d'admirer. Pas une sieste digne du monsieur endormi dans son assiette comme au resto de sushis du matin, mais quand même, on devait être beaux à voir.

Après une petite sieste (encore) à notre ryokan urbain, on file vers Shinjuku, où les néons fascinent Alex. Pour moi, c'est plutôt le nombre de jeunes complètemet bourrés qui me fascine. On rate notre chance dans une machine à sous qui aurait pu nous permettre d'attraper un ravissant toutou chat-boule. J'espère que les aventures des prochains jours me permettront de me remettre de cette grande déception ;)

dimanche 18 mars 2012

Back to Japan

Ça y est, le départ approche. C'est toujours comme ça: quelques mois de rêve, de planification, d'organisation et puis, zoup, c'est l'heure du départ. À quelques jours du début de l'aventure, je constate que mes décomptes de dodos se font de plus en plus courts au fil des voyages. Là, j'en suis à 4 dodos. Je partais pas ça à 32 dodos, avant ? Puis ce fût 20, 8 et maintenant 4. "Ils" avaient donc raison de dire "Tu vas voir, quand on vieillit, le temps passe plus vite". Ouin.

 Le Japon, donc. Ce pays où je n'avais posé les pieds que 4 petites journées (ah, tiens, c'est peut-être pour ça les 4 dodos) en me jurant que j'y reviendrais. Et bien, 5 ans plus tard, je tiens ma promesse. Tant pis pour le yen qui est plus fort, tant pis pour ceux qui disent - et moi la première - qu'il y a trop de places dans le monde pour retourner voir les mêmes, tant pis pour ceux qui disent que je vais m'irradier. Moi, je retourne au Japon. Et là, ce sera Tokyo bien sûr, mais aussi les Alpes japonaises et leurs sources thermales, Kyoto et ses jardins, Nara et ses temples, le Kyushu et ses volcans, etc. Ça promet.

On se souhaite un bon voyage ? (parce que cette fois, la technologie me permet de vous amener avec moi, dans ma petite poche).

mercredi 28 avril 2010

conclusion d'une aventure...un voyage mémorable

Et oui, nous voila donc de retour dans la ville de Québec. Le retour se passait bien, jusqu'a ce qu'on apprenne que le bagage de Julia était resté à Londres, ce qui a fait qu'on a manqué notre vol Toronto-Québec, ce qui a fait qu'on a dormi une nuit à Toronto! Le décalage de 6h est un peu déstabilisant, disons que lors de notre soirée à l'hotel, a 21h30 apres un Grand Marnier, je me sentais déjà knock-out! J'ai passé ma nuit a rêvé à des ruines et des hiéroglyphes et à 2h du matin on était tout les deux bien réveillé. Une nuit plus tard, je crois que je reprend le dessus (mais je rêve encore au hiéroglyphes). Le retour est assez brutal, on se demande si on a vraiment vécu tout ca...est-ce bien possible? est-ce qu'on a vraiment profité au maximum de notre voyage? aurait-on pu en faire plus...en voir plus...?? Le temps a passé si vite et en même temps semble si loin, vraiment un sentiment étrange. Mais bon, la réalité est ce qu'elle est; on a bel et bien fais ce voyage incroyable, maintenant on tourne la page, on déballe nos sacs à dos, on regarde nos photos...et on rêve déjà au prochain!!!

samedi 24 avril 2010

Derniers pas au Caire

De retour au Land of confusion, comme un Cairote a lui-meme designe sa ville en nous invitant a prendre le the. On n,etait pas tres motives a revenir dans la pollution, le traffic, le bruit et la negociation perpetuelle, mais nous y revoila, et l,experience commence a rentrer :

- on sait maintenant traverser les rues en coupant les voitures sans hesiter et avec une attitude nonchalante (personne ne sait qu,on pense mourir chaque fois)
- on accepte parfois les invitations a prendre le the, a visiter une mosquee, bref, on fait confiance aux gens (a l.occasion)
- on ne negocie plus le prix des taxis : on arrive a destination, on sort du char et on paye le montant qu,on juge bon par la fenetre (et ca marche !)
- on mange des tomates et des concombres dans nos falafel a 30 cennes

Meme qu,aujourd,hui, j,ai explique a un vendeur que je ne voulais vraiment pas de sac de plastique pour mettre mes achats. Vous auriez du lui voir la face quand je lui ai sorti mes explications sur le nombre de sacs de plastique que j,ai vu flotter dans la Mer Rouge. La conscience environnementale est une aberration ici.

Ah, et aujourd,hui j,ai enfin appris ma valeur en chameaux : 10 000 !!!!!!!!! Mais Alex, a gentiment refuse l,offre. Papa, t,etais vraiment a cote de la plaque avec tes 12 chameaux ! Sans rancune ;)

Mais revenons sur les derniers jours, au pied du Mont Sinai, un petit coin plus tranquille et plus frais. On a meme gele nos petits doigts en regardant le coucher de soleil du haut de la montagne. Pas de revelation divine, mais un groupe de Coreens chantant des cantiques. Je pense qu,eux ont eu une vraie experience mystique. C,etait en effet superbe et beaucoup moins achalande que le lever de soleil, pour lequel la montee se fait en file indienne avec les centaines d,autres touristes. On a bien fait d,eviter.

Je tente d,avoir les infos pour nos vols de retour de lundi, mais elles ne sont disponibles. On espere eviter le bordel aerien qui semble s,eterniser en Europe. Quelques copains du groupe ont eu de gros ennuis, dont un qui devait voler dimanche dernier et qui a du payer 2300$ pour reussir a decoller du Caire... 30h plus tard ! On se croise les doigts, on a hate de vous raconter de vive voix !

mercredi 21 avril 2010

Des poissons et des Bedouins

Dahab est un paradis sous-marin. (notre message pourrait s,arreter ici, mais comme maman veut plus de nouvelles, on va en donner plus).

De la plage rocailleuse (on s,en fout) sur laquelle est posee notre auberge, on accede au site de Eel Garden. On a fini par trouver les fameuses anguilles ondulant au fond de l,eau, bien enfouie dans le sable, mais ce sont surtout les coraux et poissons multicolores qui attirent notre attention chaque fois qu,on met la tete sous l,eau. Faut dire qu,on la met souvent sous l,eau notre tete depuis qu,on est ici. A part se doucher, manger et boire du the trop sucre ou des jus de fraises, melon, orange, goyave ou mangue frais, on ne fait que ca. Eel garden donc, mais aussi Lighthouse reef, the Bells et le fameux Blue Hole, tous magiquement accessibles de la plage, a pied ou en dromadaire a partir de notre point d,ancrage. Besoin d,autres precisions sur notre bonheur ? On revient tout juste d,une expedition de deux jours en dromadaire, en longeant la cote qui nous charmait de toutes ses teintes bleutees, pour se rendre a Ras Abu Gallum, petit village bedouin sans electricite, sans touristes et sans stress (sauf les petites filles qui quetent). POur y faire quoi? Dormir a la belle etoile, manger des repas typiques, nourrir des dromadaires avec du carton (oui, ils adorent ca et c,est bon pour eux semble t il), jouer au soccer avec les gamins nu pieds dans les cailloux et plonger plonger plonger plonger. En apnee seulement, car c,est deja hallucinant et on ne sent pas le besoin d,aller plus profond. On s,arrache de peine et de misere a la Mer Rouge pour se diriger vers le centre du Sinai, gravir le mont Sinai (ou Moise) demain, ensuite, retour au Caire. On s,ennuie de vous, nous aussi.

dimanche 18 avril 2010

la fin d'une aventure

Nous voila donc rendu dans la peninsule du Sinai, plus precisement a Dahab. Hier, nous avons du nous separer de notre groupe, j'ai trouve ca vraiment difficile, j'avais pris gout a voyager avec tout ces gens et j'avais developpe une belle complicite avec certains d'entre eux. Donc, les choses jusqu'ici se deroule merveilleusement bien, j'ai l'impression de faire le voyage de ma vie, car je me demande comment je pourrais faire mieux...! Le temps me presse un peu ce soir (en fait, c'est mon estomac qui me presse!) mais je reviens bientot, entre deux plongee, pour vous parler des derniers jours et pour vous montrer quelques photos!

samedi 17 avril 2010

De la mer Mediterannee a la mer Rouge

Nous sommes a Alexandrie, ville sympathique qui n,a garde de son histoire que l,impression qu,elle nous donne d,etre dans un lieu mythique. Il y a bien quelques ruines a visiter, mais c,est surtout l,ambiance, l,air salin, la vue superbe sur l,infini bleu et les genereux plats de fruits de mer qui aurons marque notre sejour. Le bonheur se renouvelle chaque jour, au fil des decouvertes. Nous quittons le groupe ce soir et prenons la route vers la mer Rouge. Nous nous y reposerons pendant la derniere semaine de ce fabuleux voyage, car comme certains l,ont constate, nous avons eu un rythme tres rapide jusqu,a maintenant !

dimanche 11 avril 2010

Le marchand de sable est passe...

... et nous a laisse du sable au coin des yeux. Il a depasse un peu et nous en a laisse sur les paupieres, les oreilles, le front, la tete, les bras... (vous comprenez l,idee!). Il faut dire qu,on l,a bien merite, a dormir a la belle etoile dans le desert blanc, un petit matelas bedouin nous separant de l,immensite sablonneuse. Entoures de formations calcaires au formes inusitees, nous avons ete combles par la beaute et la serenite du desert blanc. Une nuit venteuse mais magique apres une excellent souper cuisine par nos chauffeurs de 4 x 4 et quelques rencontres avec les renards du desert.

Nous avons donc quitte la vallee du Nil il y a deja quelques jours pour le desert occidental et ses oasis. On a passe a Louxor, l,ancienne Thebes, un temps tres agreable a manger des falafel a 50 cennes, a galoper a dos d,ane vers la Vallee des Rois (oui, ca galope un ane), a visiter les tombeaux des pharaons, a s,emerveiller des reliefs et des couleurs encore presentes sur les murs et se retrouver le souffle coupe devant l,imposante salle hypostyle du temple de Karnak que nous avons visite de jour comme de soir, a l,occasion d,un spectacle son et lumiere kitsh mais incontournable. Nous etions deja nostalgiques de quitter le grenier de l,Antiquite (copyright a Edith) et ses temples majestueux, mais la ballade en montgolfiere au lever de soleil au-dessus de la campagne et nous permettant de voir la vallee des reines, le temple d,Hatchepsout, les villages ouvriers, le Ramesseum et les montagnes thebaines a couronne notre sejour d,une experience inoubliable.

Ces deux derniers jours dans le desert ont ete passe sur la route, parfois goudronnee parfois ensablee. Imaginez nos cris quand on devalait les pentes et qu,on rebondissait sur les dunes ! Musique arabe ou bedouine dans les oreilles, copines torontoises et californiennes aussi excitees que nous, policier arme a bord pour notre securite, chaleur etouffante, secheresse extreme et eau brulante dans nos bouteilles, l,aventure etait parfaitement empreinte d,authenticite ! On a pense a Philippe qui aurait tant aime parcourir a toute vitesse les dunes au volant d,un Landcruiser, que de drift !

Pas de nouvelles de la coquerelle, peut-etre a-t-elle prevue des vacances en Grece ? ;)